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Chemin de fer de Dakar au Niger par Christian DEROSIER
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Présentation
Le Dakar-Bamako (Koulikoro) est un train de légende construit par l'administration coloniale française à la fin du XIX et début XX ième siècle. Le projet de construction fut élaboré par Galiéni, commandant du Soudan français et avait pour but de transporter rapidement des troupes et d'exporter les ressources naturelles du pays vers le port de Dakar.
De plus, le réseau devait servir de point d'arrivée de la liaison transaharienne.
La ligne fut construite à voie métrique en deux tronçons. Elle mesure au total 1287 km dont 641 km s'étendent au Mali. La section malienne entre Kayes et Bamako avec extension sur Koulikoro à l'Est, fut inaugurée le 19 mai 1904. La ligne a donc fêté son
centenaire l'année dernière. La liaison Dakar-Bamako fut inaugurée le 1er janvier 1924.
La contribution présente ne couvre que la portion du Dakar-Bamako située à l'intérieur des limites de la capitale malienne.
Les Compagnies
L'ancien réseau de la Régie des Chemins de fer de l'Afrique de l'Ouest, dont on voit encore des wagons de marchandises,
est scindé en deux parties lors de la séparation du Sénégal et du Mali au début des années 60.
La Régie des Chemin de fer du Mali (RCFM) est mise sur pieds le 29-11-1960. En 1962, les deux États signent un accord d'exploitation en commun du chemin de fer Dakar- Bamako mais les deux Régies demeurent. En dépit des nombreux plans de restructuration mis en œuvre, la mauvaise gestion, le déclin du trafic et les crises économiques entraînent une dégradation des infrastructures et du matériel.
Depuis octobre 2003, les gouvernements du Sénégal et du Mali ont confié la gestion du réseau à un consortium franco-canadien (Canac-Getma) nommé Transrail. Les gouvernements ont imposé le maintien du service voyageurs. Ce dernier, se résume à une liaison Dakar-Bamako aller et retour par semaine. La rame quitte Dakar le samedi vers 13h50 pour arriver à Bamako le lundi soir ou le mardi matin. La vitesse maximum est de 65 km/h. Le train repart vers Dakar le mercredi.
Les infrastructures
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La ligne est à voie étroite d'un mètre sur toute sa longueur.
Les traverses sont métalliques reposant sur un ballast fait de roche volcanique concassée.
La plupart du temps, ce ballast ainsi que la voie sont recouverts de latérite rouge et de végétation.
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Nous avons eu la surprise de trouver de nombreuses traverses
métalliques sur le marché de Bougouni, à quelques 160 km au Sud de Bamako.
Pour quel usage ? J'en ai acheté quatre pour notre véhicule 4x4 comme plaques de désensablement.
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La gare de Bamako est de style grande ville PLM, construite en grès rouge, typique des falaises de plateau surplombant la partie Nord de la Capitale malienne.
Ce grès ressemble beaucoup à celui des Vosges des régions de Guebwiller et de Strasbourg.
L'entretien et la rénovation des bâtiments et des voies sont très limités.
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Côté voies, il n'y a qu'un seul quai, en partie couvert, accessible à tous. Quatre voies permettent de garer du matériel voyageur.
La traversée de Bamako se fait au ralenti. La voie suit des artères très achalandées et certains négoces empiètent sur le gabarit. La plupart des passages à niveau sont non-gardés et traversés à grand renfort de trompe.
Le matériel
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Chaque Régie possède sa rame voyageurs. La Régie sénégalaise a reçu des voitures DEV inox du Mistral des années 60. Cette rame est stationnée à Thiès au Sénégal en attente de réparation.
La rame malienne est la seule a assurer le service. Cette dernière est composée de voitures DEV (type B10c10myfi-Forestier), B10t Sud-Est Bruhat et USI (B10t) formant une composition hétéroclite.
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On retrouve une voiture USI de 1ière classe accrochée à une voiture bar, suivie par une voiture à portière centrale.
Les vitrages sont encrassés et l'intérieur des voitures est dans un état de vétusté très avancé.
Les bourrelets et joints de caoutchouc ne résistent pas à la chaleur et la vieillesse.
La traction est assurée par une ou deux locomotives diesel-électriques de fabrication nord-américaine et datant des années 80.
L'Atelier d'entretien de Bamako (Transrail)
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L'atelier des CFM
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CC2283 à 89
L'atelier d'entretien des CFM passé aux mains de Transrail, est situé dans la zone industrielle de Bamako, à l'est de la gare, le long de l'extension vers Koulikoro (terminus sur le Niger).
On y retrouve un parc de locomotives diesel-électriques en cours de réparation et rénovation, des wagons de marchandises ainsi que des voitures voyageurs dont l'une est entièrement grillagée (est-ce une voiture prison ?). Il y a également du matériel de relèvement (grue, wagons ateliers) et d'entretien des voies.
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BBB d'Alsthom
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CC Henschel
L'atelier est très bien équipé en machines-outils et appareils de levage.
Nous y avons vu une bonne panoplie de ce qui a roulé sur le réseau depuis les années 50 comme la BBB d'Alsthom, les Henschel de 1963, les Alsthom de 1984 (BB878 et 879), les américaines (CC 2282) et les canadiennes (CC2283 à 89).
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BB878 et 879
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CC 2282
La plupart des CC parquées en attente ont leur essieu central retiré.
Je n'ai pu vérifier sur la ligne si ce dernier était présent ou non.
Ce sera l'objet d'une prochaine visite.
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Enfin, grosse surprise! une locomotive à vapeur en relativement
bon état, une 030T qui semble être de construction Cail.
Les plaques ont été ôtées car la machine va prochainement passer en peinture et rénovation. La locomotive n'est pas à vendre. Transrail envisage de la placer comme monument à l'entrée des ateliers. Dommage! Elle aurait fait la joie de quelques réseaux
touristiques européens à voie métrique. Si des lecteurs d'EspaceTrain possèdent de l'information technique et des photos sur ce type de locomotive, je suis preneur.
Remerciements
Je tiens à adresser mes sincères remerciements au directeur de l'atelier de Transrail qui m'a permis de visiter les lieux et de prendre des photos.
A propos
Photos & Textes : Christian DEROSIER
Mise en page : Yves DESSE
Publié le 20/05/2005 - Modifié le : 09/05/2006
Réagir à l'article
04/08/2010 à 16H43 de Serge
Bonjour,
Cela faiait bien longtemps que je n'étais pas venu, car ce site hélas tombe dans l'oubli. Je tiens cependant à répondre à mogrodange, si un jour il le lit.
J'ai vécu à Thiès de 1949 à 1954 au 56, puis au 80 et au 71 de la cité Ballabey, mais moi j'avais déjà 11 ans quand tu es né, juste à côté de chez moi. Je dois donc obligatoirement te connaitre, car les naissances n'étaient pas nombreuses à Thiès. Mon père Jacques Viviens travaillait au DN comme chaudronnier à la réparation des locomotives. Mais nous avons fait un séjour de 3 ans de 1946 à 49 à Toukoto ex Soudan Français, devenu le Mali.
De 1955 à 57 nous avons fait un séjour dans le petit dépôt de réparation de Guinguinéo au Sénégal, point de jonction de la ligne de 22 kilomètres sur Kaolack, mais je ne pense pas qu'il y avait un dépôt à Tambacounda. Nous avons fait un dernier séjour à Thiès de 1957 à 1960,date où nous sommes rentrés définitivement en France. J'ai évidemment fréquenté l'école de la coté Ballabey avec Mmes Soulac et Coutenceau. j'ai aussi fréquenté le Collège moderne en ville. Je suis également si nostalgique de cette époque que j'y suis retourné en 1985 pour faire des tas de photos. J'ai retrouvé les noms des familles de cheminots de l'époque et j'ai même eu des contacts avec des copains retrouvés. Je te laisse mon mail au cas où: serge.viviens@dbmail.com
A bientôt qui sait
05/04/2010 à 02H50 de Maikei
Je cherche des documents ,photos témoignages concernant mon grand-père Gaston ALEXANDRE chef de district à THIES entre 1920 et 1945 ?
auriez vous quelques pistes ?
Merci d'avance
Cordialement
Michel ALEXANDRE
17/08/2009 à 06H23 de mis80mil
Peux t-on quitter du Tchad pour la ville d'Agadez au Niger?
10/05/2009 à 19H45 de mogrodange
Bonjour, Je suis né à thiès en 1946, au 94 de la cité Ballabey, mon père a travaillé au DN de 1928 jusqu'en 1958 (Kayes, Toukoto, Tambaconda, et enfin au dépot de Thiès). Avec mes parents, j'ai effectué plusieurs séjours de 2 ans à Thiès, où j'ai également fréquenté l'école communale de la cité, jusqu'en CM2. Avec mes parents j'ai emprunté les lignes de Thiès à Bamako, ainsi que de Dakar à St Louis. Je Garde de merveilleux souvenirs de ma jeunesse passée dans ce pays.
De ce fait, Je serai très heureux de dialoguer avec des anciens de mon époque pour partager mes souvenirs d'enfance de ce merveilleux pays. Merci aux créateurs de ce site qui viennent par celui-ci de me renvoyer avec nostalgie, 50 à 60 ans dans le passé. A bientôt. G.R
01/07/2008 à 11H36 de Olivier Blot
Bonjour, J'anime un site d'iconographie historique consacré à l'Afrique de l'Ouest (Images du passé en Afrique de l'Ouest - idpao.com) et je cherche des données historique sur le chemin de fer guinéen quelques fois appelé CFKN... Merci de votre aide.
Cordialement.
OLB
03/04/2008 à 10H40 de AdriBko
Bonjour, faisant mon dossier d'examen sur l'impact de la privatisation du rail au Mali et revenant d'un voyage de 15 jours le long de la ligne et dans les ateliers je peux apporter quelques petites précisions...Le wagon grillagé est le wagon présidentielle. Il est stationné au ACK depuis quelques années déja. De couleur bleu clair avec grillage sur toutes les vitres. J'ai pu faire des photos des ACK et de la ligne, mais je ne sais pas comment les poster sur ce site. Le matériel est aujourd'hui encore en plus mauvais état qu'avant. Les essieu centraux des CC sont présents lors de traction de convois. Aujourd'hui les machines canadiennes sont les seules à effectuer le trafic de ligne. Les machines Alsthom sont pour les manœuvres et les machines Henschel hors d'usage. Une nouvelle rame voyageur + locos construite en Inde est arrivée. Elle doit avoir l'aval du ministère afin de prendre son service.Elle est pour l'instant dans la cour des ACK.
Adrien Métraux
14/02/2008 à 20H26 de Frankou
Bonjour,
je n'ai connu ce chemin de fer que tres récemment. j'ai en effet habité à kayes pendant trois ans et j'ai eu, au moins au début lorsque la desserte voyageur était encore assurée trois fois par semaine, l'habitude de faire mes déplacements sur Bko en train ... que de bons souvenirs.
depuis mon retour en france, je reve de constituer une documentation sur le chantier de cette infrastructure d'exception<; je précise que je suis ing en genie civil.
Pourriez-vous me donner quelques pistes de recherche de documents d'époque sur le chantier (dossier de projet, appel d'offre ?, plans, rapport de chantier, etc.) merci
22/01/2008 à 06H53 de Knysna
La locomitive est bien connue en France. C'est l'ancienne 103 des C.F. du Morbihant construite par Pinhuely à Lyon, et la chaudière par Paponeau à Rive de Gier. Les 101 et 102 ont été achetées par les Forges de Gueugnon puis sauvées par des amateurs. La 103 a été par une entreprise de TP inconnue. Sa mise ne peinture...On en parle depuis au mois 7 ans.
Si quelqu'un a des informations sur les 040 Franco-Belge de 1946 rachetées d'occasion au Dakar Niger, je suis preneur.
Merci
Knysna
16/11/2007 à 12H46 de Serge
Un merveilleux coin de souvenirs.
Quelle belle initiative de Mr Derosier. Malheureusement ce site est dédié au gigantesque sujet des trains, et la ligne Dakar Bamako traitée ici est inapeçue pour beaucoup.
Si j'en avais le talent, j'ouvrirais un site dédié aux souvenirs de l'époque où nos parents travaillaient là bas, vie magique que chacun rève de vouloir échanger par nostalgie de ce temps merveilleux. Nous étions tous enfants et nos parents des pionniers de l'aventure.
N'y aurait il pas parmi nous un "AS" de l'informatique pour pondre un tel site.
04/08/2007 à 23H45 de alcoalbe
Dear Mr. Derosier,
I am an italian railway enthusiast, and my interest is in Diesel traction. I have ty to contact by e-mail but your address was unavailable.
More than ten years ago I was made a book for Austrian Pospischil publisher, the titled was "Amerikanischen Diesel lokomotives in Europe" (American
Diesel locomotives in Europe).
During these research was born another idea: I have found many information about the locomotives built by European firms under American licencees for
export in non European countries (i.e. Henschel/EMD, Krupp/GE both for
African coutries, Macosa/EMD for Brazil, Cockerill/BLW for Argentina, etc.).
This material is sufficient for another volume, that I have think to titled "American locomotives from Europe".
On these research I have some empy page. I have factory pictures of all the locomotives, but difficult is to have picture "en ligne".
One of this was Malì with the only two Henschel locomotives built in 1983.
On the web I have discovered your picture, and I ask if is possible to have an high definition copy and the permission to use in my work.
I am an enthusiast, and I can only send you a copy of the book when ready. Naturally the name of the photograph will be written under the caption.
For Senegal, too I have not pictures of Henschels...
With Best Regards
Alessandro Albè
rue Brodolini 4
I - 20020 DAIRAGO (MI) ITALY
PS: Sorry, I can read French but I'm not able to write it.
02/08/2007 à 00H45 de renaud
Quelle bouffée de nostalgie. J'ai pris le Dakar-Niger en 1956 pour aller rejoindre mon père en poste à Kati et pour notre retour en France en 1958. Dakar-Marseille sur le Djenné. J'ai beaucoup, beaucoup voyagé par la suite; mais le Dakar-Niger reste mon Orient-Express. Verriez vous un inconvénient à ce que j'utilise une partie de votre texte et de vos photos pour en faire un sujet sur mon site. Bien entendu toutes références à votre site seraient faites. Souvenir pour souvenir : 1950, j'avais 6 ans, premier voyage seul confié à l'équipage d'un DC3 mixte passagers-frêt : Fort-Lamy - Bidon 5 - Alger - Marseille - le Bourget où j'ai été récupéré par mes grands parents. Mon Dieu que le monde était vaste à cette époque là.
Merci
Renaud
16/04/2007 à 23H15 de Christian
Désolé de n'avoir pas répondu plus tôt, je viens de rentrer d'un long séjour en Chine centrale et pendant ce temps, tous les courriels se sont accumulés.
Je vois que l'article a produit beaucoup d'émotions parmis les anciens. Je me réjouis d'avoir fait ressortir des souvenirs.
Chantal: je ne peux pas t'aider dans ta démarche car mon calendrier ne prévois pas de retour au Mali cette année.
Pour ce qui est de l'amélioration de la ligne et du matériel, c'est un travail de longue haleine impliquant des investissements énormes. L'ancienne voie doit être refaite avec des rails plus lourds, pouvant accepter des charges plus élevées. Les ponts, les passages à niveaux, etc.. tout est à revoir.
16/04/2007 à 18H20 de Serge
Troublé par l'émotion, et ravi de cette superbe initiative, j'ai passé un message ici le 10 août 2006. J'espérais évidement motiver beaucoup de gens qui, comme moi, ont laissé une partie de leurs racines sous les rails de cette ligne pour le moins bourrée d'histoires.
Chantal dernièrement vient aussi de relancer la machine en vain. Je pense que ce merveilleux forum est maintenant hors de visibilité et qu'il est dur à dénicher. Chantal, j'ai fréquenté l'école de la cité Ballabey en CM2 en 1949, j'avais 11 ans, j'étais juste en face au 80. Je ne sais pas ce que je peux faire pour t'aider dans ta démarche sympathique mais n'hésites pas à me passer un mail.
train.iié
12/04/2007 à 21H28 de Mouhachantal
pourquoi vous ne répondez pas à mes requêtes, j voudrais que vous m'appuer dans mes projets, à savoir revaloriser les chemins de fer de l'Afrique de l'Ouest.
07/04/2007 à 07H26 de Kakou
Mon grand père a participé à la construction de la ligne Dakar Bamako dans les années 1920, j'aimerai en savoir plus sur cette ligne de chemins de fer, ma grand mère est décédée à Bamako en 1928, mon père est né à Dakar en 1926.
27/09/2006 à 19H00 de Gilles
J'ai pris, avec beaucoup d'intérêt, connaissance de vos écrits.
J'ai connu le Dakar Niger pour la première fois en 1933 quand mon père qui était docteur vétérinaire a été affecté à Bamako au service zootechnique (devenu par la suite service de l'élevage).
Les voyages à bord du DN étaient à l'époque très agréables bien que peu rapides et les enfants avaient beaucoup à voir.
Je l'ai repris en 1982 et j'ai touvé beaucoup de changements et un inconfort notoire.
J'aurais beaucoup à dire sur ce sujet et sur la vie au Soudan Français dont je suis un nostalgique!
Mais qui cela peut-il intéresser? Qui n'a pas connu le Soudan Français ne pourra sans doute pas comprendre.
Cordialement et merci.
Gilles RIHOUAY
31/08/2006 à 02H42 de Mouhachantal
C'est une initiative, de retracer cette histoire des chemins de fer de l'Ouest africain. Je suis un June habitant la cité Ibrahima SARR ex Ballabey à Thiès au Sénégal. Je suis un Jeune qui s'active ds la conservation de ce patrimoine historique que constitue les chemins de fer du Sénégal et du Mali, un peuple 2 nation. Je vius invite à une rencontre ce dimanche 03 Septembre 2006, entre les Habitants de la cité et une commission su Centre culturel régional de Thiès, c'est une rencontre pour mettre en place un projet de conservation du patrimoine que constitue la Cité, ça se passera ds l'enceinte de l'école élémentaire de la dite cité à 17H00. Même si vous ne pourriez pas y participer, faites quand signe de vie, en m'appelant au +xxxxxxxxx (modifié par le webmaster : contact par mail). Je serais ravi de vous voir apporter une contribution, une orientation ds cette initiative des jeunes de la cité. Merci de votre coopération.
10/08/2006 à 17H49 de serge
Un grand merci pour cette initiative qui fait remonter des souvenirs.
Mon Père est arrivé en renfort en 1945 comme chaudronnier à Toukoto jusqu'en 49,j'avais 7 ans mais je me rappelle de tout. C'était un trou avec un dizaine de couple Français tous issus de la SNCF, et cela à été les meilleurs moments.Quatre soirs par semaine, tout le monde se rendait à la gare pour aller boire un coup dans le wagon restaurant et papoter avec les cheminots qui montaient à Bamako ou rentrait en Metropole en congés. C'est l'époque ou les lions ou les hyenes venaient les soirs dans la cité, et ou l'on voyait sur le pont metallique du Bakoye les caÏmans et les Hypopotames. Puis mon père a été muté au dépot de Thiès sénégal, de 1949 à 1959 avec une escale de 2 ans entre 55 et 57 à Guinguinéo au Sénégal. Il a finalement été remercié à l'age de 61 ans en 1960 par l'africanisation des cadres du DN (Dakar Niger)ou il est rentré définitivement en France finir ses jours comme chômeur, pour s'éteindre en 1982. Il s'appelait Jacques.
J'ai toujours une chanson en tète que j'ai entendu des milliers de fois et que je brûle de faire connaitre. Cela s'intitule "L'express du Soudan"
Qui dans la nuit fait ce grand bruit
Est ce le vent, les éléphants?
Mais pas du tout, car tout d'un coup
Surgit soudain l'énorme train
Ce train fatal, phénoménal
Nourri d'impots, de capitaux
Cet animal du Sénégal
Bouffe parfois aussi du bois
REFRAIN
C'est l'express du Soudan qui passe
Avec son vacarme d'enfer
On entend u piston qui casse
et une bielle qui s'met en travers
pas d'histoire il faut qu'il avance
Descendons on va le pousser
Tout ça pour l'honneur de la France
Le Soudan express est passé
Il y a une suite, mais je doute qu'il reste beaucoup de monde qui on eu la chance d'entendre cette chanson là
S'il y en avait n'hésitez pas à me contacter
Serge
08/08/2006 à 19H39 de jpnicolas
Bravo pour ce reportage, mais depuis votre visite cela ne s'est pas amélioré, nombreux derraillages de wagons en ligne, machines en panne, convois bloqués en ligne et comme c'est une voie unique tout est paralysé
29/07/2006 à 13H57 de Adrien
Bonjour,
je suis de retour du Mali et j'ai visité les ateliers Transrails, j'ai plein de photos du matériel roulant et la loco à vapeur n'a pas bougé d'un mm...Si vous le voulez je peux les mettre on-line...J'attends votre réponse
merci
Adrien Métraux
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