Javascript est désactivé. Si vous avez la possibilité de l'activer, faites-le, vous y gagnerez en confort d'utilisation du site.


 

Logo EspaceTrainVos photos Modélisme

72000 et TGV
par

Introduction :
Ce reportage va vous montrer des essais d'attelages automatiques entre TGV et CC 72000. Ces photos ont été prises en 1999, quelques temps avant la mise en service des CC 72000 modifiées (72061, 72062 et 72064). Un essai à eu lieu sur Paris-Chartres. Une manoeuvre de remise en tête s'est déroulée sous mes yeux en gare de Chartres. Voici les photos de la manoeuvre dans leur intégralité.


Le matériel engagé :
Huit rames TGV (372 à 379 du dépôt de Chatillon) ont été modifiées pour pouvoir desservir Les Sables d'Olonne par traction diesel, puisque la ligne Nantes-Les Sables d'Olonne n'est pas électrifiée. Entre Nantes et Les Sables, ce sont donc des CC 72000 modifiées qui assurent donc la traction.
Il s'agit des
CC 72061, 72062 et 72064 (que vous pouvez voir dans ce reportage) qui ont été modifiées avec attelage Scharfenberg. Du coup, leur traverse de tamponnement a perdu ses tampons.
Bien qu'étant numérotés 72061, 72062 et 72064, ces CC 72000 ont été classées à tord par certains dans la série 72100.

Cliquez sur la photo pour l'afficher en grand format
72064 en tête, le TGV arrive
(photo F. H.)

Cliquez sur la photo pour l'afficher en grand format
à l'entrée de la gare de Chartres
(photo F. H.)

Cette ligne (Nantes/Sables d'Olonne) étant fréquentée par de nombreux hommes d'affaire, les élus vendéens ont obtenu de la SNCF, pour éviter un changement de train, que le trajet se poursuive tracté par des locomotives diesels. En effet, la ligne n'est pas électrifiée jusqu'au terminus.
Ainsi, les hommes d'affaire ne quittent pas leur train et peuvent rester assis lors du changement de traction. Gain de temps et de confort...

Cliquez sur la photo pour l'afficher en grand format
Décrochage de la 72064
(photo F. H.)

Cliquez sur la photo pour l'afficher en grand format
Attente de la libération de l'autre voie
(photo F. H.)

Cliquez sur la photo pour l'afficher en grand format
Vue du TGV et de la 72064
(photo F. H.)
Cliquez sur la photo pour l'afficher en grand format
La 72064 seule
(photo F. H.)

La manoeuvre et son but :
Le but de cette manoeuvre est de tester l'attelage spécialement utilisé pour cette traction. La rame est donc arrivée en traction diesel à Chartres. Nous assistons au "retournement" de traction, la 72064 se retrouvant en queue du convoi va évoluer pour se replacer en tête du convoi afin de repartir dans l'autre sens.
Cliquez sur la photo pour l'afficher en grand format
La gare de Chartres en arrière plan
(photo F. H.)
Cliquez sur la photo pour l'afficher en grand format
Autre vue de la 72064.
(photo F. H.)
L'autre voie étant libre, notre CC 72064 manoeuvre de manière à se placer à l'autre extrémité du TGV. Les 72000 modifiées ont été équipées de l'attelage Scharfenberg des deux côtés afin de permettre un retournement rapide de rame.

La manoeuvre de près :
Sur ces deux photos ci-dessous, on distingue parfaitement les attelages Scharfenberg et la suppression des tampons aux deux extrémités de la 72000.

Cliquez sur la photo pour l'afficher en grand format

Sens de la circulation (feux jaunes)
(photo F. H.)

Cliquez sur la photo pour l'afficher en grand format

Sens de la circulation (feux rouges)
(photo F. H.)

Cliquez sur la photo pour l'afficher en grand format

La 72000 approche...
(photo F. H.)

Cliquez sur la photo pour l'afficher en grand format

Attelage du TGV en attente d'accrochage
(photo F. H.)

Cliquez sur la photo pour l'afficher en grand format

Approche au ralenti...
(photo F. H.)

Cliquez sur la photo pour l'afficher en grand format

...sous la surveillance d'experts
(photo F. H.)


L'attelage Scharfenberg :
L'attelage Scharfenberg est destiné à l'accouplement automatique des véhicule sur rail. Cet accouplement s'effectue par simple accostage des véhicules et assure une liaison rigide, sûre et sans jeu. Les liaisons électriques et pneumatiques entre les véhicules sont sytématiquement assurées dès l'accouplement des attelages.
L'attelage Scharfenberg assure un accouplement automatique fiable, un minimum de temps et avec un faible effort. L'accouplement s'effectue sous des forces basses et il est assuré à une vitesse mini de 0,6 km/h. L'attelage Scharfenberg permet un accouplement automatique dans tous les cas de dénivellation verticale et dans les courbes.
La géométrie du mécanisme de vérouillage permet le désaccouplement avec un faible effort, même lorsque les véhicules sont en traction. Le désaccouplement automatique est assuré dans tous les cas de dénivellation verticale et dans les courbes. N.B : Le désaccouplement s'effectue pneumatiquement, électriquement ou manuellement. La manoeuvre de désaccouplement est irréversible. Le principe de sécurité de SCHAKU ne permet pas d'accoupler à nouveau, qu'après la séparation des véhicules.
L'attelage Scharfenberg est conçu pour absorber les efforts de traction et de compression et permet l'articulation des véhicules. La liaison rigide et sans jeu permet le freinage et l'accélération sans-à-coup et évite le chevauchement des véhicules en cas d'accidents. L'attelage Scharfenberg se distingue par sa longévité et son usure réduite. L'usure n'a aucune influence sur la sécurité du mécanisme de verrouillage
L'attelage Scharfenberg permet un accouplement fiable en un minimum de temps. Lors de l'accostage du véhicule, les 2 têtes d'attelage sont pressées l'une contre l'autre. Le profile de la tête d'attelage conçu avec un cône de centrage mâle et un alésage de centrage permet une présentation et un emboîtement corrects des 2 têtes lors de l'accouplement. La liaison mécanique des véhicules est assurée par des mécanismes de verrouillage de l'attelage automatique. Lors de l'accouplement, les 2 mécanismes de verrouillage s'enclenchent par le mouvement de translation du véhicule. Après l'enclenchement des mécanismes de verrouillage, l'attelage forme une liaison rigide dans le plan longitudinal et transversal. Le verrouillage à parallélogramme répartit uniformement les efforts de traction.
Plus d'infos sur le site http://www.couplomatic.fr/


Cliquez sur la photo pour l'afficher en grand format
Gros plan sur l'attelage
(photo F. H.)

Cliquez sur la photo pour l'afficher en grand format
La CC 72064.
(photo F. H.)


Précisions :

Photos du reportage :
- F. H.

Textes du reportage :
- F. H.
- Frédéric Parrot


Information complémentaire :
Information publiée le 03/09/2001 dans la rubrique Actualité d'EspaceTrain :
Dès 2006, on ne devrait plus voir de tgv tractés par une 72000 entre Nantes et les Sables-d'Olonne. en effet, le 3 juillet dernier, Claude Martinand (président de réseaux ferrés de france), a signé la convention concernant les travaux d'électrification de la ligne Nantes - les Sables-d'Olonne. l'électrification de ce portion de ligne est inscrite au contrat de plan 2000-2006 grâce à la fréquentation de la ligne (la SNCF a doublé les objectif). cela devrait permettre à la SNCF de récupérer des agents de conduite, car actuellement, il faut un second agent de conduite dans la cabine du tgv tracté.
Le saviez-vous ? il y a trois machines spécialement affectées à la traction des tgv avec un attelage spécifique qui interdit toute autre affectation.
Voici quelques chiffres fournis par la vie du rail du mercredi 29 août 2001 :
La hausse de la fréquentation, donc l'augmentation des recettes, devrait permettre de réduire le déficit d'exploitation.
Sur les 15 millions de francs de déficit fixés sur la base d'une fréquentation de 85 voyageurs en moyenne sur chaque tgv tracté, les pays de la loire devaient en financer 60 %, soit 9 millions, le département de la vendée, 33 %, soit 5 millions, et les communautés de communes de la Roche-sur-Yon et des Sables-d'Olonne, les 7 % restants, soit 0,5 million chacune. la réduction du déficit serait répartie au prorata de la participation de chacune des parties.
Ce qui n'a pas baissé, en revanche, c'est le coût des travaux. L'électrification de la ligne entre Nantes et les Sables-d'Olonne s'élève à 537 millions de francs, qui s'ajoutent aux 21,4 millions de francs déjà investis par l'État, la région, la vendée (6,1 millions chacun) et les deux communautés de communes des pays yonnais et des olonnes (1,55 millions chacune) pour accueillir le tgv tracté : rehaussement des quais des gares de la Roche-sur-Yon et des Sables-d'Olonne et électrification des voies dans cette dernière gare.