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Modifié le : 07/12/2014
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par Daniel Cabane |
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Cliquez sur les photos pour les agrandir
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Devant les belles réalisations que l’on peut observer maintenant (notamment sur Espacetrain !) ,
il est parfois décourageant de constater le résultat que l’on obtient en montant un kit plastique en suivant la notice à la lettre. Le modèle choisi pour la démonstration est la maison de garde barriere LIMA (anciennement Jouef…). Je l’ai trouvée dans un magasin Toys'r us, on doit encore pouvoir la trouver chez les detaillants spécialisés ! Le modèle sera transformé pour avoir un petit air Ouest/Etat . |
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| Ce montage sans prétention est destiné aux débutants qui veulent aller un peu plus loin que ce que préconise la notice sans toutefois se lancer dans une transformation complexe |
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Outre la maison de PN (référence Lima ou Jouef) il vous faudra réunir : - de la colle pour maquettes plastiques - des peintures pour le plastique (ici humbrol) - de la gouache blanche - de la terre à décor noire et ombre naturelle - des feuilles d'imitation briques (plastique ou carton) - des bandes de plasticarte (ou à défaut du carton fin) - et l'outillage classique : pinces, pinceaux, élastiques,... |
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Tout d'abord on identifie chacune des pièces de la maquette Toutes ne serviront pas mais il ne faut rien jeter : le surplus ira rejoindre le stock de pièces détachées |
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Commençons par assembler les murs. Après les avoir dégrappés et ébavurés (d’abord avec un cutter, puis avec une lime fine pour terminer), on les assemble entre eux. J’utilise pour cela de la colle « faller expert », qui a un embout très pratique. Petite astuce, plutôt que de conserver le bouchon d’origine, j’enfile un fil de 3/10eme dans l’aiguille, cela évite que celle-ci ne se bouche. Lors du collage, il faut veiller au bon équerrage des murs. |
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| Ici, on peut se servir du socle de la maquette SANS Y COLLER LES MURS POUR AUTANT, le socle n’étant pas conservé par la suite. |
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Le temps du séchage, les murs sont maintenus par des élastiques (ou des serre-joints si vous en avez). Il faut veiller à ceux que les murs soient bien jointifs. Pas de panique cependant si un petit jour apparaît, des chaînages d’angle viendront les masquer. Il est souhaitable cependant d’avoir les meilleurs angles possibles. De la même manière, on peut assembler l’appentis. Là encore, on utilisera le socle pour vérifier l’équerrage. Attention aux angles ici, il n’y aura rien pour masquer un éventuel raté ! |
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C’est l’opération indispensable qui va changer l’aspect de notre maquette plastique. En effet, il faut lui faire perdre cet aspect… plastique. Pour cela, j’utilise des peintures Humbrol (HB) ou Revell. Ici, les murs sont peints en HB 121, les fenêtres et volets en Revell 48. Ces dernières pièces sont peintes sur la grappe, c’est plus facile à manipuler! Concernant les murs, plusieurs couches peuvent être utiles (j’en ai fait 2). Inutile de chercher un résultat parfait, mais il faut prendre soin de peindre de haut en bas, dans le sens des 'coulures naturelles' |
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| Les fenêtres et volets sont maintenant d’un beau vert, bien (trop) neuf. J’y passe donc un lavis (peinture très diluée) gris de gouache, qui vient donner un aspect 'marqué par le temps' aux boiseries : c’est ce qu’on appelle la patine (weathering pour les anglophones) | |||
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| L’appentis est en briques, l’occasion pour nous de s’exercer à la reproduction de ce matériau. Tout d’abord, on peint le mur (ici HB 100, on peut éventuellement utiliser de la HB 70), et on saupoudre avec parcimonie de la terre à décor noire sur la peinture encore fraîche (ou éventuellement de la mine de crayon noir finement broyée). Une fois que la peinture est sèche, on souffle fortement sur le mur (dehors, c’est salissant !) pour retirer la terre à décor en excès : ne frottez pas avant, sous peine de noircir le mur complet ! | |||
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Avant que le lavis ne soit sec, on essuie délicatement la surface des briques (avec un chiffon non pelucheux, un mouchoir en papier ou avec … les doigts !). La couleur rouge des briques est estompée par une fine pellicule blanche (si vous voulez garder des briques bien rouge, il faut insister en essuyant), les joints sont marqués de blanc. Il faut recommencer jusqu’à ce que le résultat obtenu convienne.
Il est ensuite possible de reprendre individuellement quelques briques au pinceau, ça n’a pas été fait ici.
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| Revenons à la maison. Nous allons nous écarter un peu de la notice, pour ajouter un soubassement non prévu à l’origine. Il est réalisé dans des bandes de carte plastique, mais tout autre matériau peu faire l’affaire (carton par exemple). Lors du séchage, j’utilise des pinces pour maintenir la pièce en place. Du côté de l’appentis, il faut d’abord coller celui-ci à la maison, afin de ne pas avoir de jour disgracieux entre le soubassement et l’appentis. De cette manière, on fait le tour de la maison. Attention en mesurant la taille des pièces, pensez à tenir compte de l’épaisseur de celles-ci ! | |||
| Nous n’utiliserons pas les pièces fournies dans la boite qui représente des pierres, pour représenter des chaînages en briques ! J’ai utilisé des briques « slater’s », mais toute autre méthode est utilisable (papier imprimé par exemple). Vous pouvez d’ailleurs laisser les pièces d’origine qui conviennent aussi ! Pour découper ces pièces, vous pouvez utiliser la règle et le cutter. J’ai personnellement investi dans un chopper, qui s’avère extrêmement pratique à l’usage dès qu’il s’agit de découper plusieurs pièces de la même taille. | |||
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A gauche, voilà le résultat après l’ajout du soubassement et des briques. Le tour des fenêtres a également été réalisé avec des briques « slater’s » . L’intérieur des fenêtres n’a pas été fait, l’épaisseur du plastique aurait masqué le tour des huisseries. Il aurait fallu agrandir les ouvertures, ce n’était pas le but de l’exercice. De plus, la maquette n’est pas prévue pour être placée au premier plan, la peinture de l’épaisseur suffira à faire illusion. |
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Pour effectuer l’arrondi de briques sur la partie haute de la fenêtre, il suffit d’entailler sur la moitié de sa largeur la bande de briques, au niveau de chaque joint (la photo vaut mieux qu’un long discours…). La bande de plastique s’arrondit alors naturellement, il suffit d’ajuster les extrémités. La mise en peinture des briques se fera de la même manière que pour l'appentis. |
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| Le bâtiment prend forme. Après avoir peint les dessous du toit qui seront visibles (HB 110), on peut coller ceux-ci en place. Les tuiles faîtières sont intégrées aux 2 plaques constituant la toiture, ce qui rend difficile un jointoiement correct. J’ai utilisé un mastic pour boucher les trous quasi inévitables. Après séchage du mastic, j’ai utilisé une lime fine pour enlever l’excédent. Au final, le résultat est satisfaisant. | |||
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Et voilà, c’est presque fini. Il reste à peindre le toit (HB 70), à assembler la cheminée (ici encore constituée de briques slater’s), de peindre les gouttières et descentes d’eau (HB 53) puis de les coller en place (j’ai collé les gouttières à la cyano, elles tiennent instantanément mais il ne faut pas trembler…), à peindre les bords de toit (HB 147) puis à les coller. On collera des vitres à l’arrière des fenêtres. Rien n’est prévu dans la boite, il faut donc récupérer du « plastique » transparent là où l’on peut : boites de voitures HO, boites de cotons tiges (choisissez les bons modèles !), par exemple… On peut mettre des rideaux aux fenêtres. Je les fais à l’aide de sparadrap « transparent », c’est extrêmement rapide à coller ! les fenêtres peuvent alors être fixées à la maison. On notera que les volets masquent en partie les bords de fenêtre, inutile donc de chercher un résultat parfait lors de leur réalisation, si ce n’est pour s’entraîner! Vous pourez agrémenter le bâtiment d’une éventuelle lampe au-dessus de la porte, de consoles pour l’arrivée de fils télégraphiques, munir l’appentis de gouttières, etc… Pour plus de réalisme, il faudra patiner les toits et les murs, avec de la terre à décor par exemple. Puis le bâtiment est prêt à rejoindre le réseau. Il restera alors à faire l'environnement direct : le jardinet avec la niche du chien (fournie!), le poulailler, le jardin, etc... Et aussi les barrières, mais ceci est une autre histoire! |
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Photos & Textes : Daniel Cabane
Mise en page : Daniel Cabane |