La
140-C-314 a été construite en 1917 par les ateliers North
British à Glasgow (Grande-Bretagne). Elle est issue d’une
longue série de 270 locomotives d'un type appelé "consolidation" étudiées
en 1912 pour rationaliser la traction des trains de marchandises des
chemins de fer de L'Etat. Transportée par bateau jusqu'à Saint-Nazaire,
elle est affectée au dépôt de Saint-Brieuc pour
le service des marchandises sous le numéro 140-314. Dès
l'origine, elle est accouplée à un tender à deux
bogies, d'une capacité de 18 mètres cubes d'eau et de
5 tonnes de charbon.
En 1938, à la naissance de la SNCF, la locomotive est affectée
tout naturellement sur sa région d'origine. Elle porte sur sa traverse
de tête, le chiffre 3 ( Région de l'Ouest ), le macaron de la nouvelle
société nationale et le nom « 140-C-314 ». |
Photo : Christian DEROSIER
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Pendant
la seconde guerre mondiale, la machine est réquisitionnée
par les allemands en août 1941 et remorque, malgré elle,
les trains militaires ennemis…
A son retour d'Allemagne en 1950, l'état de la 140-C-314 nécessite
de grosses réparations. La SNCF entreprend les travaux aux Ateliers de
Sotteville Quatre-Mares ( près de Rouen ), au cours de l'année
1955. |
| A
l’occasion de ces réparations, la locomotive reçoit
des soupapes types Coale Unifiées SNCF, ainsi qu'une porte de boite à fumée
de type unifié, avec charnières en Y. Ses affectations successives
sont alors : Saintes (12/55-02/64), le dépôt des Batignolles (02/64-09/66),
Trappes (09/66-01/67), Mantes (01/67-02/71). |
Photo : Christian DEROSIER
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En
février 1971, elle participe avec les 140-C230, 231 et 313, à la
dernière mutation de machines à vapeur entre dépôts
SNCF. Elle figure comme réserve froide, mise à la disposition
des
CFTA, au dépôt de Chaumont. Après sa mise en attente d’amortissement
le 30 octobre 1975, son bon état général lui vaut d’être
choisie par la FACS (Fédération des Amis des Chemins de Fer Secondaires)
qui désire en conserver une. |
| Garée à Gray (Haute Saône), elle est confiée
au Chemin de Fer Touristique du Vermandois au cours du dernier trimestre
de l’année 83. Après plusieurs milliers d’heures
de travaux réalisés par les bénévoles, la machine
reprend vie entre Saint-Quentin et Origny-Sainte-Benoîte le 21 mai
1994. |
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CFTV, le matériel : A5c5 ex-PLM dite « Panoramique » (ou encore « voiture à Bébel*»)
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Photo : Christian DEROSIER
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Cette
voiture a été construite vers 1930 pour la Cie Paris-Lyon-Méditerranée
(PLM). A l’origine, il s’agit d’une voiture 1ère
classe couchette haut de gamme destinée à concurrencer
la Cie des wagons-Lits sur les trains de nuits vers la méditerranée.
Au cours des années elle a été modifiée
par la SNCF. A l’une des extrémités, en supprimant
l’intercirculation, un compartiment « panoramique » est
créé. Les autres modifications concernent les WC et un
compartiment. |
Une
table est installée dans la longueur : elle permet les réunions,
les conférences ou les repas pour environ 12 à 14 personnes.
Ensuite, cette voiture a été incorporée au train
forum pour servir de voiture au personnel : elle a donc une nouvelle
fois été modifiée avec mise en place d’une
douche et d’une mini cuisine.
La
voiture permet de prendre des voyageurs supplémentaires en première
classe ( en dehors de la voiture restaurant ), mais également
d’y
loger l’équipe du CFTV durant les « expéditions » !
Par exemple, lors du tournage du film « Un long dimanche de fiançailles »,
en novembre 2003 à la gare d’Austerlitz, certaines personnes du
CFTV y ont vécu 6 jours !
* Jean-Paul Belmondo y a tourné le film : l’héritier.
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